Comment fonctionnent-ils ?
Les deux médicaments ciblent deux voies hormonales, mais ils le font différemment.
MariTide
MariTide est une molécule deux en un :
- Elle bloque le récepteur GIP. L'idée est que cela oriente votre corps vers une plus grande combustion des graisses.
- Elle active le récepteur GLP-1, ce qui réduit l'appétit et ralentit la digestion.
Bloquer une voie tout en activant l'autre est l'élément novateur. Rien d'autre sur le marché ne fait cela.
Mounjaro (tirzepatide)
Mounjaro adopte une approche différente :
- Il active à la fois les récepteurs GIP et GLP-1.
- Cette combinaison aide à contrôler la glycémie, réduit l'appétit et peut augmenter la dépense énergétique.
La différence clé
MariTide bloque le GIP. Mounjaro l'active. Les deux activent le GLP-1. Quelle approche est la meilleure pour la perte de poids demeure une question ouverte. Les essais n'ont pas encore été réalisés en comparaison directe.
Quelle est leur efficacité ?
MariTide : résultats de phase I et de phase II
Le MariTide dispose maintenant de données de phase II annoncées, mais il demeure expérimental.
- Les données de phase II sur l'obésité ont montré jusqu'à environ 20 % de perte de poids moyenne à la semaine 52 chez les personnes sans diabète de type 2.
- Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, la perte de poids rapportée atteignait environ 17 %, avec une baisse de l'HbA1c allant jusqu'à 2,2 points de pourcentage.
- Les données antérieures de phase I ont montré une perte de poids rapide et un effet soutenu après l'arrêt des doses.
Ces résultats sont prometteurs, mais le MariTide n'a pas encore terminé les essais de phase III, n'est pas homologué et n'a pas été comparé directement à Mounjaro ou Zepbound.
Mounjaro : un bilan éprouvé
Mounjaro a fait l'objet d'essais plus vastes et est approuvé pour le diabète de type 2 au Canada et aux États-Unis :
- Dans le principal essai sur la perte de poids, la perte de poids moyenne était de 15 % à 21 % sur 72 semaines.
- La dose de 15mg a donné les meilleurs résultats.
- Les résultats ont surpassé ceux d'Ozempic dans des comparaisons directes.
Comparer les deux
Quelques réserves avant de tirer des conclusions :
- Le MariTide dispose de données de phase I et de phase II annoncées, mais pas encore d'un programme de phase III terminé ni d'une homologation. Mounjaro a terminé des essais de phase III.
- Les plans d'essais et les populations étudiées diffèrent encore, et les deux médicaments n'ont pas été comparés directement.
- L'effet soutenu de MariTide après l'arrêt est la découverte unique. Mounjaro ne présente pas cela.
Mounjaro est le médicament le plus éprouvé. Le potentiel de MariTide est intéressant, mais il doit encore franchir la phase III et l'examen réglementaire.
Posologie et effets secondaires
MariTide
- Injection sous-cutanée.
- Possiblement une posologie mensuelle, ou moins fréquente.
- Les essais suggèrent que la dose peut être réduite progressivement au fil du temps.
Effets secondaires rapportés dans les essais :
- Nausées et vomissements légers, typiques des médicaments GLP-1.
- Généralement bien toléré.
- Les effets à long terme demeurent inconnus.
Mounjaro
- Injection sous-cutanée, une fois par semaine.
- Débute à faible dose et la posologie est augmentée progressivement.
Effets secondaires :
- Nausées, diarrhée, vomissements, constipation, douleurs abdominales.
- Habituellement légers à modérés et ils s'améliorent avec le temps.
- Les risques graves rares comprennent la pancréatite et les tumeurs thyroïdiennes.
Les différences pratiques
- Fréquence. MariTide mensuel contre Mounjaro hebdomadaire.
- Données de sécurité à long terme. Mounjaro en dispose. MariTide pas encore.
- Réduction progressive. MariTide pourrait la permettre. Mounjaro non.
Une posologie pratique est importante, mais la sécurité et l'efficacité le sont davantage. La phase III et un suivi plus long diront si les avantages préliminaires se confirment.
Ce qui distingue chaque médicament
MariTide : l'effet persistant
- La perte de poids a persisté jusqu'à 150 jours après la dernière dose dans les essais préliminaires.
- Possiblement une posologie mensuelle plutôt qu'hebdomadaire.
- Le mécanisme est novateur : blocage du GIP combiné à l'activation du GLP-1.
Si ces caractéristiques se confirment en phase III et en conditions réelles, MariTide pourrait faire passer le traitement de l'obésité d'une médication continue à des « rappels » périodiques.
Mounjaro : l'option éprouvée
- Certains des chiffres de perte de poids moyenne les plus élevés parmi les médicaments fondés sur les incrétines.
- Efficace à la fois pour le diabète et la perte de poids. Utile puisque les deux maladies se chevauchent souvent.
- Approuvé pour le diabète de type 2 avec un profil de sécurité mieux caractérisé.
Mounjaro transforme déjà la prise en charge du diabète et est en voie de devenir la norme dans la perte de poids médicale.
Ce que cela signifie pour le traitement de l'obésité
- Des médicaments plus efficaces dans l'arsenal thérapeutique.
- Plus de latitude pour adapter le médicament au patient.
- Une reconnaissance plus claire que l'obésité est une maladie chronique qui nécessite une prise en charge continue.
- Peut-être moins de stigmatisation à mesure que les options de traitement deviennent une pratique médicale courante.
La vue d'ensemble
Les médicaments ne sont pas la réponse complète. L'alimentation, l'exercice et le changement de comportement demeurent importants. Mais le volet médication de la gestion du poids s'est véritablement amélioré au cours des dernières années, et il est sur le point de s'améliorer encore davantage.
Si vous évaluez vos options, parlez à un clinicien qui connaît l'ensemble de votre portrait médical.
Avis de non-responsabilité : Ce billet de blogue est destiné à des fins éducatives uniquement et ne doit pas être interprété comme un avis médical. Consultez toujours votre professionnel de la santé pour vos préoccupations de santé personnelles.